Sahih Mouslim — page 94
صحيح مسلم
Compilé par Mouslim ibn al-Hajjâj. 2 623 fiches de ce recueil publiées sur le site (sélection, pas le recueil intégral).
Les œuvres présentées le lundi et le jeudi
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) rapporte directement du Prophète (sur lui la paix et le salut) cette parole : « Les œuvres sont présentées le lundi et le jeudi, et j’aime que mes œuvres soient présentées alors que je jeûne. » Et dans une autre version : « Les portes du Paradis sont ouvertes le lundi et le jeudi, et on pardonne alors à tout serviteur qui n’associe rien à Allah, à l’exception d’un homme qui est en conflit avec son frère. On dit alors : " Laissez du temps à ces deux-là, jusqu’à ce qu’ils se réconcilient, laissez du temps à ces deux-là, jusqu’à ce qu’ils se réconcilient. " » Et [encore] dans une autre version : « Les œuvres sont exposées chaque lundi et chaque jeudi, Allah pardonne alors à tout individu qui n’associe rien à Allah, à l’exception d’un homme qui est en conflit avec son frère. On dit alors : " Laissez ces deux-là jusqu’à ce qu’ils se réconcilient. " »
Trois personnes à qui Allah n'adressera pas la parole au Jour de la Résurrection
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate : « Au Jour de la Résurrection, il y a trois catégories de gens auxquels Allah n’adressera pas la parole, Il ne les purifiera pas et ils auront un châtiment douloureux : un vieillard adultère, un roi menteur et un pauvre orgueilleux ».
L'homme harassé envoyé chez les épouses du Prophète ﷺ
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate : « Un homme est venu au Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui a dit : " Je suis harassé ! " Alors, il l’envoya à l’une de ses femmes, qui a dit : " Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité ! Je n’ai que de l’eau ! " Il l’envoya à une autre, qui répondit la même chose et, finalement, elles répondirent toutes la même chose : " Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité ! Je n’ai que de l’eau ! " Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a demandé : " Qui souhaite accueillir celui-ci cette nuit ? - Un homme parmi les Anṣâr répondit : Moi ! Ô Messager d’Allah ! - L’homme partit chez lui et dit à sa femme : Fais honneur à l’invité du Messager d’Allah ! " Et dans une version, il a dit à sa femme : " As-tu quelque chose ? - Elle répondit : Non, juste de quoi nourrir mes enfants ! - Il a dit : Occupe-les avec quelque chose et lorsqu’ils voudront manger, fais-les dormir ! Puis, lorsque notre invité viendra, éteins la lampe et laisse-le croire que nous mangeons. " Lorsqu’ils prirent place à table, l’invité mangea donc tandis que tous deux, ainsi que leurs enfants, passèrent la nuit affamés. Au matin, il alla à la rencontre du Prophète (sur lui la paix et le salut) qui lui a alors dit : " Allah s’est étonné de la façon dont vous avez agi, cette nuit, avec votre hôte. " »
« Je me réfugie auprès de Toi contre l'incapacité, la paresse et la lâcheté »
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) avait l’habitude de dire : « Ô Allah ! Je me réfugie auprès de Toi contre l’incapacité, la paresse, la lâcheté, la sénilité et l’avarice. Je me réfugie auprès de Toi contre le châtiment de la tombe et je me réfugie auprès de Toi contre l’épreuve de la vie et de la mort. » Dans une autre version il ajoutait : « [Contre] Le poids écrasant des dettes et la domination des hommes. »
Moujazziz et les pieds de Zayd ibn Haritha et d'Oussama
ʽA’ishah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) est entré chez elle, le visage radieux et resplendissant, et a dit : « Sais-tu que, tout à l’heure, Mujazziz a regardé Zayd ibn Ḥârithah et Usâmah ibn Zayd et a dit : " Ces pieds proviennent sans aucun doute les uns des autres ! " ? » Dans une version : « Et Mujazziz était physionomiste. »
L'interdiction de la moukhabara, de la mouhaqala et de la mouzabana
Jâbir ibn ‘Abdillah (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit : « Al-Mukhâbarah », « Al-Muḥâqalah », et « Al-Muzâbanah ». Il a aussi interdit de vendre un fruit avant qu’il ne soit clairement mûr et de vendre des fruits contre autre chose que des pièces d’or ou d’argent, à l’exception des « ‘Arâyâ ».
« N'allez pas à la rencontre des marchands qui arrivent »
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « N’allez pas à la rencontre des marchands qui arrivent. Ne vendez pas et n’achetez pas les uns par-dessus les autres. Ne surenchérissez pas les uns contre les autres. Qu’un citadin ne vende pas pour un nomade. Ne laissez pas gonfler les mamelles des chamelles et des brebis et si quelqu’un en achète, il aura le choix après l’avoir traite: si elle lui convient, il la gardera ; sinon, il la rendra avec une mesure de dattes. »
Les ventes interdites et la demande en mariage par-dessus celle d'un frère
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit qu’un citadin vende pour un nomade, de surenchérir les uns sur les autres, de vendre par-dessus son frère, de faire une demande en mariage après celle qu'il a effectuée et qu’une femme demande le divorce de sa coépouse afin de remplir son assiette. »
Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit la vente de l’or à crédit.
Abû al Minhâl a dit : « J’ai interrogé Al-Barâ’ ibn ‘Âzib et Zayd ibn Arqam au sujet du change. Chacun des deux m’a dit : « Lui, il est meilleur que moi ! » et chacun des deux m’a dit : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit la vente de l’or à crédit. »
L'échange d'argent contre argent et d'or contre or, seulement en même quantité
Abû Bakrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit d’échanger de l’argent contre de l’argent et de l’or contre de l’or, sauf en même quantité. Et on nous a autorisés d’échanger de l’argent contre de l’or à notre guise et d’échanger de l’or contre de l’argent à notre guise. Un homme demanda : « De la main à la main ? - Il répondit : C’est ce que j’ai entendu ! »
Le lépreux, le chauve et l'aveugle des fils d'Israël
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) a entendu le Prophète (sur lui la paix et le salut) dire : « Il était trois hommes parmi les fils d'Israël : un lépreux, un chauve et un aveugle. Allah voulut les éprouver et leur envoya un Ange. Il se présenta au lépreux et demanda : " Quel est ton souhait le plus cher ? - Il répondit : Un beau teint, une belle peau et que disparaisse ce pourquoi les gens me répugnent. " L'Ange passa alors la main sur lui. Son aspect répugnant disparut alors et on lui donna un beau teint et une belle peau. " Quel est le bien le plus cher à tes yeux ? demanda l'Ange. - Il répliqua : Les chameaux ! - ou : les vaches ! Ishâq doute - et il reçut une chamelle pleine. L'Ange lui dit alors : " Qu'Allah te la bénisse ! " Puis, il se présenta au chauve et demanda : " Quel est ton souhait le plus cher ? - Il répondit : Une belle chevelure et que disparaisse ceci, qui fait que les gens me répugnent. " L'Ange passa alors sa main sur lui et cela disparut. Il reçut alors une belle chevelure. - " Quel est le bien le plus cher à tes yeux ? demanda l'Ange. - Les vaches ! " répondit-il. Il reçut alors une vache pleine et l'Ange dit : " Qu'Allah te la bénisse ! " Il se présenta ensuite à l'aveugle et demanda : " Quel est ton plus cher désir ? - Il répondit : Qu'Allah me rende la vue afin que je puisse voir les gens. " L'Ange passa alors la main sur lui et Allah lui rendit la vue. " Quel est le bien le plus cher à tes yeux ? demanda l'Ange. - Les moutons ! " répondit-il. Il reçut alors une brebis pleine. La chamelle, la vache et la brebis mirent bas. L'un avait une vallée pleine de chameaux, l'autre une vallée pleine de vaches et le dernier une vallée pleine de moutons. Puis, l'Ange se présenta au lépreux sous l'apparence et l'aspect qu'avait ce lépreux et dit : " Un pauvre voyageur, je suis à court de moyens pour mon voyage. Aujourd'hui, je ne pourrai atteindre mon but, si ce n'est grâce à Allah, puis à toi. Par Celui qui t'a donné un beau teint, une belle peau et la richesse ! Je te demande un chameau afin que je puisse continuer mon voyage. - L'homme répondit : Les droits sont nombreux ! - L'Ange lui dit : J'ai l'impression de te connaître. N'étais-tu pas un lépreux que les gens répugnaient et un pauvre qu'Allah a rendu riche ? - Il répliqua : J'ai hérité cette richesse de père en fils. - L'Ange rétorqua : Si tu mens, qu'Allah te ramène alors à ce que tu étais ! " Ensuite, il se présenta au chauve sous l'apparence qu'avait ce chauve et lui tint le même discours qu'au premier. Celui-ci lui donna la même réponse. L'Ange répliqua : " Si tu mens, qu'Allah te ramène alors à ce que tu étais ! " Enfin, il se présenta à l'aveugle sous l'apparence et l'aspect qu'avait cet aveugle et dit : Un pauvre voyageur, je suis à court de moyens pour mon voyage. Aujourd'hui, je ne pourrai atteindre mon but, si ce n'est grâce à Allah, puis à toi. Par Celui qui t'a redonné la vue ! Je te demande une brebis afin que je puisse continuer mon voyage. -L'homme répondit : J'étais aveugle et Allah m'a redonné la vue. Prends ce qu'il te plaît et laisse ce que tu veux ! Par Allah ! Aujourd'hui, je ne t'en voudrai pour aucune chose que tu prendras pour Allah. - L'Ange déclara : Garde ton bien ! Car vous avez été mis à l'épreuve. Allah est satisfait de toi et courroucé contre tes deux compagnons. " »
Le nom le plus infâme auprès d'Allah : « le roi des rois »
Abû Hurayrah (qu'Allah agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Certes, le nom le plus infâme auprès d'Allah est celui d'un homme qu'on appelle : " le roi des rois ", alors qu'il n'y a de Roi qu'Allah ! » Et dans une [autre] version : « L'homme qui provoquera le plus le courroux d'Allah, au Jour de la Résurrection, le plus vil contre lequel Allah sera le plus en colère est un homme qu'on appelait : " le roi des rois ", alors qu’il n'y a de Roi qu'Allah ! » Sufyân a dit : « C'est comme Shâhân Shâh ! » Et Aḥmad ibn Ḥanbal a dit : « J’ai questionné Abû 'Amr sur le sens de : le plus infâme (« Akhna' »), et il a répondu : « le plus rabaissé. »
Les recommandations du Prophète ﷺ au chef d'une armée
Buraydah ibn Al-Ḥusayb Al-Aslamî (qu’Allah l’agrée) relate : « Lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) désignait un chef sur un groupe armé ou une faction, il lui conseillait de craindre Allah et de bien traiter les musulmans qui étaient avec lui. Puis, il disait : « Partez en guerre, au Nom d’Allah et dans la voie d’Allah. Combattez quiconque mécroit en Allah ! Partez en guerre et ne volez pas dans le butin, ne commettez pas de trahison, ne mutilez pas et ne tuez pas d’enfant. Et lorsque tu rencontreras ton ennemi parmi les polythéistes, invite-le à trois choses et s’ils en acceptent une, quelle qu’elle soit, alors accepte cela de leur part. Ainsi, invite-les à l’Islam et s’ils acceptent, alors laisse-les. Ensuite, invite-les à délaisser leur contrée pour celle des Émigrés et dis-leur que s’ils agissent de la sorte, ils auront les mêmes droits et les mêmes devoirs que les Emigrés. S’ils refusent de délaisser leur contrée, dis-leur qu’ils seront semblables aux bédouins musulmans, ils seront soumis à la loi d’Allah (Gloire et Pureté à Lui) et n’auront rien du butin de guerre et des prises, à moins qu’ils ne combattent avec les musulmans. S’ils refusent, demande-leur l’impôt de capitation (« Al-Jizyah ») ; s’ils acceptent, alors accepte cela de leur part et laisse-les. Toutefois, s’ils refusent, alors demande l’aide d’Allah et combats-les. De même, lorsque tu assièges les habitants d’une ville fortifiée et qu’ils te demandent de leur accorder la protection d’Allah et celle de son Prophète, alors ne leur accorde pas la protection d’Allah, ni la protection de Son Prophète, mais accorde-leur ta protection et la protection de tes Compagnons. En effet, que vous rompiez votre protection et la protection de vos Compagnons est moins grave que de rompre la protection d'Allah et la protection de Son Prophète. Et lorsque tu assièges les habitants d’une ville fortifiée et qu’ils te demandent de les soumettre au jugement d’Allah, ne le fais pas, mais soumets-les à ton jugement, car tu ne sais pas si ton jugement à leur sujet sera conforme à celui d’Allah ou non. »
Les protections demandées par le Messager d'Allah ﷺ en voyage
Abdallah ibn Sarjis (qu'Allah l'agrée) dit : « Lorsqu'il voyageait, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) demandait la protection contre la fatigue du voyage, contre l'affliction du retour, contre le fait de régresser après la rectitude, contre l'invocation de celui qui subit l'injustice et contre le fait de voir en sa famille et ses biens un spectacle douloureux. »
« Ne vous informerais-je pas de ce qu'est le commérage ? »
Ibn Mas'ûd (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Ne vous informerais-je pas de ce qu’est le commérage ? C’est la calomnie colportée parmi les gens. »
Donner aux chameaux leur part de la terre fertile
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque vous traversez une terre fertile, donnez aux chameaux leur part de celle-ci ! Lorsque vous traversez une terre aride, hâtez-vous avant que la moelle des chameaux ne s’assèche ! Et lorsque vous faites halte la nuit, éloignez-vous de la route ! Car ce sont les voies des bêtes et le refuge des animaux nocturnes. »
L'invocation du voyage, une fois installé sur le chameau
Abdullah ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que lorsque le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) s'installait sur son chameau en sortant pour un voyage, il proclamait la grandeur d'Allah (en prononçant : « At-Takbîr ») à trois reprises puis, il disait : « Gloire et Pureté à Celui qui nous a soumis cela alors que nous n'étions pas capables de le dominer et c'est vers notre Seigneur que nous retournons. Ô Allah ! Nous Te demandons dans notre présent voyage la bonté et la piété, ainsi que les œuvres que Tu agrées. Ô Allah ! Facilite notre présent voyage et raccourcis sa distance ! Ô Allah ! Tu es le Compagnon du voyage et le Remplaçant au sein de la famille. Ô Allah ! Je me réfugie auprès de Toi contre les difficultés du voyage, la vision pénible et un mauvais retour vers les biens et la famille. » Et lorsqu’il revenait, il disait la même chose mais il ajoutait à celles-ci : « Nous sommes de retour, en nous repentant, en adorant et en louant notre Seigneur. » Et dans une [autre] version : Lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) revenait du Pèlerinage ou de la ‘Umrah, à chaque fois qu’il passait par un col ou un endroit en hauteur, il proclamait la grandeur d’Allah à trois reprises, puis il disait : « Il n’est de divinité digne d'adoration, excepté Allah, Seul, sans associé. À Lui la Royauté et la Louange et Il est Omnipotent sur toute chose. Nous sommes de retour, en nous repentant, en adorant, en nous prosternant et en louant notre Seigneur. Allah a été véridique dans Sa promesse, Il a secouru Son serviteur et Il a mis en déroute les coalisés, Seul. » Et dans une [autre] version : Lorsqu’il revenait avec les armées, ou revenait des expéditions, ou du Pèlerinage, ou de la ‘Umrah.
Ibn Mas'oud touche le Prophète ﷺ fiévreux : « Tu as une très forte fièvre ! »
‘Abdullah ibn Mas‘ûd (qu’Allah l’agrée) relate : « Je suis entré voir le Prophète (sur lui la paix et le salut) alors qu’il souffrait de douleurs fiévreuses. Je l'ai alors touché et j'ai dit : " Tu as une très forte fièvre ! - Il dit alors : En effet, je souffre comme souffrent deux hommes d’entre vous. " »
Khabbab à sa septième cautérisation
Qays ibn Abî Ḥâzim (qu’Allah l’agrée) a dit : « Nous nous rendîmes au chevet de Khabbâb ibn Al-Art (qu’Allah l’agrée), qui en était à sa septième cautérisation, et il nous dit : " Nos anciens compagnons sont morts sans que les biens et les plaisirs de ce bas monde n'aient pu diminuer leur récompense. A présent, nous voici si aisés que nous ne trouvons plus que la terre pour placer nos biens. Si le Prophète (sur lui la paix et le salut) ne nous avait pas interdit de souhaiter la mort, je l’aurai souhaitée. " Puis, nous nous rendîmes à nouveau auprès de lui. Nous le trouvâmes qui supervisait la construction d’un mur. En nous voyant arriver, il dit : " Le musulman est récompensé pour tout ce qu’il dépense, à l’exception de ce qu’il place dans la terre. " »
Il n’a pas de dépenses à effectuer à ton égard.
Fâtimah bint Qays (qu’Allah l’agrée) relate qu'Abû ‘Amr ibn Ḥafs (qu’Allah l’agrée) l’avait répudiée définitivement alors qu’il était absent (dans une version : « Il l’avait répudiée trois fois. »). Il délégua quelqu’un pour lui apporter de l’orge, mais elle s’énerva contre cette personne, qui dit alors : « Par Allah ! Nous ne te devons plus rien ! » Elle alla donc en informer le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), qui lui dit : « Il n’a pas de dépenses à effectuer à ton égard » (et dans une version : « ni à te loger ») » et il lui ordonna de passer son délai de viduité chez Umm Sharîk. Ensuite, il a dit : « C’est une femme chez qui mes Compagnons se rendent, alors passe ton délai de viduité chez ibn Umm Maktûm. Il est aveugle et tu pourras te dévêtir chez lui. En outre, lorsque tu seras de nouveau disponible, informe-moi. » Elle a dit : « Une fois redevenue disponible, je l’informai que Mu’âwiyah ibn Abî Sufyân et Abû Jahm m’avaient demandée en mariage. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) fit alors remarquer : " En ce qui concerne Abû Jahm, il a toujours son bâton sur l’épaule. Quant à Mu’âwiyah, c’est un indigent qui ne possède aucun bien. Épouse donc Usâmah ibn Zayd ! " L’idée de l’épouser me déplût, mais il m’a de nouveau dit : " Epouse Usâmah ibn Zayd ! " Je l’épousai donc et Allah fit de lui un grand bien pour moi. En effet, je fus très heureuse de lui. »
Le Prophète ﷺ affranchit Safiyya et fait de son affranchissement sa dot
Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) affranchit Ṣafiyyah et fit de son affranchissement sa dot.
La terre de Khaybar travaillée contre la moitié de sa production
Abdallah ibn 'Omar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a fait travailler la terre de Khaybar par ses gens en contrepartie de la moitié de sa production en fruits et céréales.
L'homme qui accusa sa femme d'adultère : le serment de malédiction mutuelle
‘Abdullah ibn ‘Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate qu’un homme accusa sa femme d’adultère et renia son enfant à l’époque du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). Il ordonna aux deux de se maudire mutuellement comme l'a dit Allah, Exalté soit-Il. Après cela, il jugea que l’enfant était à la femme et sépara les deux qui s'étaient maudits.
« Si l'un d'entre nous surprend sa femme » : la question à l'origine du li'an
‘Abdullah ibn ‘Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Untel fils d’untel a dit : " Ô Messager d’Allah ! Si l’un d’entre nous surprend sa femme en train de commettre la turpitude, que doit-il faire ? Car s’il parle, il dira quelque chose de grave et s’il se tait, alors il se tait aussi sur quelque chose de grave ! " Le Prophète (sur lui la paix et le salut) se tut et ne lui répondit pas. Plus tard, l’homme revint et dit : " J’ai été éprouvé par ce sur quoi je t’ai interrogé. " Lorsqu’Allah révéla les versets de la sourate : « La Lumière » : {( Et ceux qui accusent leurs épouses...)} [Coran : 24/6]. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) les lui récita, puis il l’exhorta et lui rappela que la punition d’ici-bas et moins grave que celle de l’au-delà, mais l’homme répondit : " Non ! Par celui qui t’a envoyé avec la vérité, je n’ai pas menti à son sujet ! " Le Prophète (sur lui la paix et le salut) convoqua alors la femme, puis il l’exhorta et lui rappela que la punition d’ici-bas est moins grave que celle de l’au-delà, mais elle répondit : " Non ! Par celui qui t’a envoyé avec la vérité, il ment ! " Alors, il commença par l’homme, qui attesta par quatre fois, en prenant Allah pour témoin, qu’il était de ceux qui disent la vérité et, la cinquième fois, il invoqua la malédiction d’Allah sur sa personne s’il était du nombre des menteurs. Puis, ce fut au tour de la femme, qui jura par quatre fois, en prenant Allah comme témoin, qu’elle était du nombre des véridiques et, la cinquième fois, elle invoqua la malédiction d’Allah sur sa personne si elle était de celles qui mentent. Ensuite, il prononça leur séparation et dit trois fois : " Allah sait que l’un de vous deux ment, alors est-ce que l’un de vous souhaite se repentir ? " Et dans une version : " Tu n’as aucune voie de recours contre elle ! - Il répondit : Ô Messager d’Allah ! Et mes biens ? - Il lui répondit : Aucun bien ne te revient. Si tu lui as donné une dot, tu t’es autorisé son intimité en échange ; et si tu mens, tu le mérites encore moins qu’elle ! " »