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La prière commencée par « Louange à Allah, Seigneur des mondes »
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut), Abû Bakr et ‘Umar (qu’Allah soit satisfait d’eux) débutaient la prière par : {( Louange à Allah, le Seigneur des Mondes…)} Et dans une version : « J’ai prié avec Abû Bakr, ‘Umar et ‘Uhtmân et je n’ai entendu aucun d’entre eux dire : « Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. » Et dans une version de Muslim : « J’ai prié derrière le Prophète (sur lui la paix et le salut), Abû Bakr, ‘Umar et ‘Uthmân, tous débutaient la prière par : {( Louange à Allah, le Seigneur des Mondes…)} et ne ils disaient pas : « Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. », ni au début de la récitation, ni à la fin. »
L'œuvre la plus aimée d'Allah : la prière à l'heure, puis la piété filiale
D'après 'AbduLlah ibn Masʽûd (qu'Allah l'agrée) qui a dit : « J'ai demandé au Prophète ﷺ : " Quelle est l’œuvre la plus aimée auprès d’Allah ? " Il répondit : " [Accomplir] La prière à l’heure. " J'ai continué : " Ensuite, laquelle ? " Il répondit : " La piété filiale. " J'ai poursuivi : " Ensuite, laquelle ? " Il répondit : " Le combat dans le sentier d’Allah. " Il [Ibn Mas'ûd] a dit : Le Prophète ﷺ m’a dit ces paroles et si je lui en avais demandé plus, il m’en aurait dit plus. »
'Aïcha lavait les traces sur le vêtement du Messager d'Allah ﷺ
ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Je lavais les traces de liquide séminal qui se trouvaient sur les vêtements du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut); il sortait ensuite pour la prière alors que l'on pouvait encore voir les tâches d'eau sur son vêtement. » Dans une version de Muslim : « ...je le frottais vivement sur le vêtement du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui priait ensuite en le portant ».
Jarir ibn 'Abdallah : l'allégeance et le bon conseil à tout musulman
D'après Jarîr ibn 'AbdiLlah (qu'Allah l'agrée) qui a dit : « J’ai prêté [serment d’] allégeance au Messager d'Allah ﷺ [m’engageant] à attester qu'il n'y a aucune divinité [digne d'adoration] excepté Allah et que Muhammad est le Messager d'Allah, à accomplir la prière, à m’acquitter de l’aumône légale, à écouter et obéir [au dirigeant] et à sincèrement conseiller chaque musulman. »
Abou Jouhayfa à La Mecque : la tente rouge et l'eau des ablutions
Abû Juḥayfah Wahb ibn ʽAbdillah As-Suwâ'î (qu'Allah l'agrée) a dit : « J'allai trouver le Prophète (sur lui la paix et le salut) à la Mecque ; il était sous une tente en cuir rouge. Bilâl (qu'Allah l'agrée) sortit avec l'eau de ses ablutions ; certains en recueillirent et d'autres en furent arrosés. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) sortit vêtu d'une tunique rouge. Il me semble encore voir la blancheur de ses tibias. Il fit ses ablutions et Bilâl (qu'Allah l'agrée) appela à la prière. Je me mis à suivre sa bouche de-ci, de-là, il dit à droite et à gauche : « Accourez à la prière ! Accourez à la réussite ! » Puis, on planta une pique à l'intention du Prophète (sur lui la paix et le salut) qui s'avança et fit la prière du midi (« Ṣalât Aẓ-Ẓuhr ») en deux cycles de prière (« rak'ah »). Il n'eut de cesse de faire la prière en deux rak'ah jusqu'à son retour à Médine. »
« Quelle est la meilleure prière ? » : celle où l'on prolonge la station debout
Jâbir (qu’Allah l’agrée) relate : « On demanda au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) : " Quelle est la meilleure prière ? Il répondit : Celle où l'on prolonge le recueillement dans la position debout. " »
L'homme qui avait embrassé une femme : « les bonnes actions effacent les mauvaises »
Ibn Mas’ûd (qu’Allah l’agrée) relate : « Un homme avait embrassé une femme et vint voir le Prophète (sur lui la paix et le salut) pour l’informer de son acte. Allah, Exalté soit-Il, révéla alors : {( Accomplis la prière aux extrémités du jour et au début de la nuit, certes, les bonnes actions effacent les mauvaises. )} [Coran : 11/114]. L’homme demanda alors : « Est-ce uniquement valable pour moi, ô Messager d’Allah ? » Mais, ce dernier répondit : « Pour l’ensemble de toute ma communauté. »
Le bédouin qui demanda une œuvre menant au Paradis
D'après Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) : Un bédouin vint demander au Prophète ﷺ : « Indique-moi une œuvre qui si je l'accomplis, j’entrerai au Paradis ! » Il a répondu : « Adore Allah sans rien Lui associer, accomplis les prières prescrites, acquitte-toi de l’aumône obligatoire et jeûne le mois de Ramadan. » Il (le bédouin) a dit : « Par Celui qui détient mon âme dans Sa Main ! Je n’ajouterai rien à cela ! » Lorsqu’il s’en alla, le Prophète ﷺ a dit : « Que celui qui souhaite voir un homme des habitants du Paradis, qu'il regarde alors celui-là ! »
Ordonnez à Abû Bakr de diriger les gens dans la prière !
Ibn ‘Umar (qu’Allah l’agrée, lui et son père) relate que lorsque la douleur du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) s’aggrava, on lui demanda qui présiderait la prière à sa place. Il répondit : « Ordonnez à Abû Bakr de diriger les gens dans la prière ! » ‘Â`ishah (qu’Allah l’agrée) fit alors remarquer : « Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) est un homme très sensible et, lorsqu’il récite le Coran, il ne peut retenir ses larmes. » Mais, Il répéta : « Ordonnez-lui de diriger la prière ! » Et dans une autre version, ‘Â`ishah (qu’Allah l’agrée) lui répondit : « S’il prend ta place dans la prière, alors ses larmes l’empêcheront de se faire entendre des gens. »
« Il m'a été ordonné de combattre les gens jusqu'à ce qu'ils témoignent »
D'après Ibn 'Umar (qu'Allah les agrée tous les deux), le Messager d'Allah ﷺ a dit : " Il m'a été ordonné de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils témoignent qu’il n’y a aucune divinité [digne d’adoration] excepté Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah, qu’ils accomplissent la prière et qu’ils s’acquittent de l’aumône légale . S’ils font cela, leurs sangs et leurs biens seront préservés de moi, à l’exception de ce que l’islam exige. Et leur (compte) jugement appartient à Allah. "
La prière allégée en entendant les pleurs d'un enfant
Abû Qatâdah et Anas ibn Mâlik (qu’Allah les agrées) relatent que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : «Certes, j’entame la prière en désirant la prolonger, puis j’entends les pleurs d’un enfant, alors je l’allège car il m’est détestable de causer des difficultés à sa mère. »
Le jeûne des deux fêtes et d'autres interdictions
Abû Sa’îd Al-Khudrî (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit de jeûner deux jours précis : lors de la fête de la rupture du jeûne et lors de la fête du sacrifice ; il a aussi interdit de mettre un vêtement sans manches ; de s’accroupir, les jambes collées à la poitrine, dans un vêtement d’une seule pièce ; et de prier après les prières de l’aube et du milieu de l’après-midi. »
Le jeûne et la prière de Dawoud, préférés par Allah
‘Abdullah ibn ‘Amr ibn Al-‘Âṣ (qu’Allah l’agrée, lui et son père) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Certes, le jeûne préféré par Allah est celui de Dâwud (sur lui la paix) et la prière préférée par Allah est celle de Dâwud (sur lui la paix). Il dormait la moitié de la nuit, priait un tiers et dormait un sixième. Et il jeûnait un jour sur deux. »
L'homme aux habits d'une vive blancheur : le hadith de Gabriel
D'après 'Umar Ibn Al Khattâb (qu'Allah l'agrée) qui a dit : « Un jour, alors que nous étions assis auprès du Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) voici que nous apparut un homme aux habits d’une vive blancheur et aux cheveux d’une noirceur intense, sans trace visible de voyage, personne parmi nous ne le connaissait. Il vint s’asseoir en face du Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve), plaça ses genoux contre les siens, posa les paumes de ses mains sur ses deux cuisses et dit : " Ô Muḥammad ! Informe-moi au sujet de l’Islam ! " Le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) lui répondit alors : " L’Islam est que tu témoignes qu’il n’y a aucune divinité [digne d'adoration] excepté Allah et que Muḥammad est le Messager d'Allah ; que tu accomplisses la prière ; que tu verses l’aumône légale ; que tu jeûnes durant le mois de Ramadan ; et que tu effectues le Pèlerinage à La Demeure [Sacrée] si tu en as la possibilité. - Tu as dit vrai ! " dit l’homme. Nous nous étonnâmes de le voir interroger le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) puis l’approuver [ensuite]. Il poursuivit : " Informe-moi au sujet de la foi (Al Îmân) ! - C’est que tu croies en Allah, en Ses Anges, en Ses Livres, en Ses Messagers, au Jour Dernier et au Destin décrété en bien ou en mal, répliqua le Messager d'Allah (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve). -Tu as dit vrai ! répéta l’homme qui poursuivit [en demandant] : Informe-moi au sujet de la vertu (Al Ihsân) ! - Le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) répondit : C’est que tu adores Allah comme si tu Le voyais. Car si tu ne Le vois pas, Lui, il te voit certainement ! - L’homme dit : Informe-moi au sujet de l’Heure ! - Le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) répondit : L’interrogé n’en sait pas plus que celui qui l’interroge ! - L’homme demanda alors : Quels en sont les signes précurseurs ? - Le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) répondit : C’est lorsque la servante engendrera sa maîtresse, et lorsque tu verras les bergers miséreux, pieds nus et mal vêtus rivaliser dans l’édification de constructions élevées. " Là-dessus, l’homme partit. Quant à moi, je restai un moment. Ensuite, le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) me demanda : « Ô ’Umar ! Sais-tu qui interrogeait ? - Je répondis : Allah et Son Messager savent mieux ! - Le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a alors dit : C’était Gabriel (Jibrîl) qui est venu vous enseigner votre religion ! »
Chaque matin, une aumône est due pour chaque articulation
D'après Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) qui a dit : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : « Chaque jour où le soleil se lève, la personne doit s’acquitter d’une aumône pour chacune de ses articulations. Réconcilier deux personnes est une aumône. Aider un homme à enfourcher sa monture ou l’aider à y charger ses affaires est une aumône. Prononcer une bonne parole est une aumône. Marcher, et chaque pas accompli, en direction de la mosquée pour y effectuer la prière est une aumône. Et ôter un obstacle du chemin est une aumône. »
La prière de nuit manquée à cause d'une douleur : douze unités de prière
ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) relate que lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) manquait sa prière de nuit, à cause d’une douleur, ou autre, il priait douze unités de prière.
Les dix hommes envoyés en mission sous la conduite de 'Asim ibn Thabit
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) envoya un groupe de dix hommes en mission d'observation et désigna à leur tête 'Âṣim ibn Thâbit Al-Anṣarî (qu'Allah l'agrée). Ils partirent donc mais une fois à Al-Hadah, entre 'Usfân et La Mecque, on signala leur présence à un clan de Hudhayl qu’on nommait : les Bani Liḥyân. Ces derniers firent appel à environ cent hommes, tous de bons archers, pour suivre leurs traces. Lorsque 'Âṣim et ses compagnons se rendirent compte de leur présence, ils se réfugièrent sur une colline dominante. L'ennemi les cerna alors et ils leur dirent : « Descendez et rendez-vous ! Vous avez notre engagement et un pacte solennel que personne d'entre vous ne sera tué ! - 'Âṣim Ibn Thâbit dit : Ô vous, les gens ! En ce qui me concerne, je ne descendrai pas me mettre sous la protection d’un mécréant ! - Ô Allah ! Informe Ton Prophète (sur lui la paix et le salut) de ce qui nous arrive ! » Alors les infidèles les attaquèrent avec des flèches et tuèrent 'Âṣim (qu'Allah l'agrée). Et sur l'engagement formel et la promesse d'avoir la vie sauve, trois des musulmans - dont Khubayb, Zayd ibn Ad-Dithinah et un autre - [acceptèrent de descendre et] se rendirent à l’ennemi. Mais, une fois les musulmans à leur merci, ils détachèrent les cordes de leurs arcs et les attachèrent avec. Le troisième prisonnier dit alors : « C'est le début de la déloyauté ! Par Allah ! Je ne vous suis plus ! J'ai en mes compagnons un si bel exemple ! » Il faisait allusion à ceux qui venaient d'être tués. Sur ce, ils essayèrent de le traîner et de l'emmener avec eux, mais il refusa de les accompagner et il leur résista. Alors, ils le tuèrent. Puis, ils continuèrent leur route avec Khubayb et Zayd ibn Ad-Dithinah qu'ils vendirent à La Mecque après la bataille de Badr. Ce fût les Banî Al-Ḥârith ibn 'Âmir ibn Nawfal ibn 'Abd Manâf qui achetèrent Khubayb. Or, à la bataille de Badr, c'était Khubayb qui avait tué Al-Ḥârith ibn 'Âmir. Ainsi donc, Khubayb demeura prisonnier chez eux jusqu'à ce qu'ils décident ensemble de l'exécuter. [Un jour] Khubayb demanda à l'une des filles d’Al-Ḥârith un rasoir, afin de s'épiler, et elle le lui prêta. C’est alors que l'un de ses fils s'approcha de Khubayb tandis qu’elle était inattentive jusqu'à ce qu'il parvienne à lui. Elle le vit assis sur sa cuisse, le rasoir dans la main. Elle fut alors saisie d’effroi. Khubayb remarqua cela et dit : « Tu crains que je ne le tue ? Je ne ferai jamais cela ! - Elle a alors dit : Par Allah ! Je n'ai jamais vu un captif mieux que Khubayb ! Par Allah ! Un jour, je l'ai trouvé en train de manger une grappe de raisin, entre ses mains enchaînées, alors qu'il n'y avait pas de fruits à La Mecque ! » Elle disait alors : « Voilà une subsistance qu’Allah a accordé à Khubayb ! » Lorsqu'ils décidèrent de l'exécuter, ils quittèrent le territoire sacré de La Mecque (« Al-Ḥarâm »). Khubayb leur demanda alors : « Laissez-moi accomplir deux unités de prière ! » Ils lui accordèrent cela. Il pria deux cycles de prière et dit ensuite : « Par Allah ! Si je ne craignais que vous pensiez que j'ai peur, j'aurais fait la prière plus longuement. Ô Allah ! Recense-les [tous] puis extermine-les [un par un] et ne laisse aucun d'entre eux vivant ! » Puis, il récita ces vers : « Peu m’importe du moment où je suis tué musulman, de quel côté, pour Allah, [mon corps] touchera le sol ! Car cela est en vue du Divin qui, si Il le veut, bénira les membres épars d'une dépouille déchirée. » Ce fut Khubayb qui institua l'accomplissement de deux unités de prière pour tout musulman exécuté dans ses chaînes. Et le jour même, le Prophète (sur lui la paix et le salut) informa ses Compagnons de cet évènement. Apprenant la mort de 'Âṣim ibn Thâbit, les personnes de Quraysh envoyèrent quelques-uns des leurs à sa recherche pour leur apporter une partie de sa dépouille comme preuve, car le jour de Badr, 'Âṣim avait tué un homme parmi leurs notables. Mais Allah envoya à 'Âṣim un essaim d'abeilles tel un nuage pour le protéger. Et ils ne purent rien prélever de sa dépouille !
« La prière en groupe ! » : l'appel lors de l'éclipse
ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) relate : « Une éclipse de soleil survint à l’époque du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ; il envoya alors quelqu’un appeler : « La prière en groupe ! » et les gens se réunirent. Il s’avança, prononça le takbîr, effectua ensuite quatre inclinaisons et quatre prosternations dans deux unités de prière. »
Moutarrif et 'Imran prient derrière 'Ali : le takbir à chaque mouvement
Muṭarrif ibn ‘Abdillah relate : « 'Imrân ibn Al-Ḥuṣayn et moi avons prié derrière ‘Alî ibn Abî Ṭâlib. Lorsqu’il se prosternait, il disait : « Allâhu Akbar ! » (Allah est plus Grand [que tout] ! ) En relevant sa tête, il disait de nouveau : « Allâhu Akbar ! » En se relevant des deux premiers cycles, il disait encore : « Allâhu Akbar ! » A la fin de la prière, 'Imrân ibn Ḥuṣayn me prit la main et dit : « Cet homme m’a rappelé la prière de Muḥammad (sur lui la paix et le salut) ! » - ou bien : « Il a prié avec nous comme le faisait Muḥammad (sur lui la paix et le salut) ! »
La halte en voyage et l'appel : « La prière en commun ! »
Abdallah ibn ‘Amr (qu’Allah l’agrée) a dit : « Nous étions en voyage avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et nous fîmes halte. Certains d’entre nous montèrent leurs tentes, d’autres s’entraînèrent au tir à l’arc et d’autres encore firent paître leurs bêtes. Soudain, un homme chargé par le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) d’appeler, proclama à voix haute : « La prière en commun ! » Alors, nous nous rassemblâmes auprès du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) qui dit : « Il n’y a pas eu de Prophète avant moi sans qu’il n’ait eu le devoir de guider sa communauté vers ce qui était le meilleur pour elle et de l’avertir contre ce qui était mauvais pour elle. Pour ce qui est de votre communauté que voici, sa sécurité a été placée à son début quant à sa fin, celle-ci sera touchée par des épreuves et des choses que vous désapprouverez. Des troubles viendront et ne seront rien comparés aux suivants. C’est alors qu’un trouble se manifestera et le croyant s’exclamera : "Celui-ci me détruira !" Puis, il se dissipera et un autre apparaîtra, le croyant s’exclamera de nouveau : "Celui-ci ! Celui-ci !" Par conséquent, que celui qui souhaite être éloigné de l’Enfer et entrer au Paradis fasse en sorte que la mort lui vienne alors qu’il croit en Allah et au Jour Dernier et qu’il traite les gens comme il aimerait qu’on le traite ! Quant à celui qui a fait acte d’allégeance à un imam en mettant sa main dans la sienne et en l’assurant de sa sincère loyauté, qu’il lui obéisse autant que possible ! Et si quelqu’un d’autre vient disputer l’autorité de cet imam, tranchez la tête de cet autre ! »