Hawazin et le choix entre les biens et les prisonniers

Sahih al-Boukhari

Texte arabe
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ عُقَيْلٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُرْوَةَ، أَنَّ مَرْوَانَ بْنَ الْحَكَمِ، وَالْمِسْوَرَ بْنَ مَخْرَمَةَ، أَخْبَرَاهُ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ حِينَ جَاءَهُ وَفْدُ هَوَازِنَ مُسْلِمِينَ، فَسَأَلُوهُ أَنْ يَرُدَّ إِلَيْهِمْ أَمْوَالَهُمْ وَسَبْيَهُمْ فَقَالَ لَهُمْ ‏"‏ مَعِي مَنْ تَرَوْنَ، وَأَحَبُّ الْحَدِيثِ إِلَىَّ أَصْدَقُهُ، فَاخْتَارُوا إِحْدَى الطَّائِفَتَيْنِ إِمَّا السَّبْىَ وَإِمَّا الْمَالَ، وَقَدْ كُنْتُ اسْتَأْنَيْتُ ‏"‏‏.‏ وَكَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم انْتَظَرَهُمْ بِضْعَ عَشْرَةَ لَيْلَةً حِينَ قَفَلَ مِنَ الطَّائِفِ، فَلَمَّا تَبَيَّنَ لَهُمْ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم غَيْرُ رَادٍّ إِلَيْهِمْ إِلاَّ إِحْدَى الطَّائِفَتَيْنِ قَالُوا فَإِنَّا نَخْتَارُ سَبْيَنَا‏.‏ فَقَامَ فِي الْمُسْلِمِينَ فَأَثْنَى عَلَى اللَّهِ بِمَا هُوَ أَهْلُهُ ثُمَّ قَالَ ‏"‏ أَمَّا بَعْدُ فَإِنَّ إِخْوَانَكُمْ هَؤُلاَءِ جَاءُونَا تَائِبِينَ، وَإِنِّي رَأَيْتُ أَنْ أَرُدَّ إِلَيْهِمْ سَبْيَهُمْ، فَمَنْ أَحَبَّ مِنْكُمْ أَنْ يُطَيِّبَ ذَلِكَ فَلْيَفْعَلْ، وَمَنْ أَحَبَّ أَنْ يَكُونَ عَلَى حَظِّهِ حَتَّى نُعْطِيَهُ إِيَّاهُ مِنْ أَوَّلِ مَا يُفِيءُ اللَّهُ عَلَيْنَا فَلْيَفْعَلْ ‏"‏‏.‏ فَقَالَ النَّاسُ طَيَّبْنَا يَا رَسُولَ اللَّهِ لَهُمْ‏.‏ فَقَالَ لَهُمْ ‏"‏ إِنَّا لاَ نَدْرِي مَنْ أَذِنَ مِنْكُمْ فِيهِ مِمَّنْ لَمْ يَأْذَنْ، فَارْجِعُوا حَتَّى يَرْفَعَ إِلَيْنَا عُرَفَاؤُكُمْ أَمْرَكُمْ ‏"‏‏.‏ فَرَجَعَ النَّاسُ فَكَلَّمَهُمْ عُرَفَاؤُهُمْ، ثُمَّ رَجَعُوا إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَأَخْبَرُوهُ أَنَّهُمْ طَيَّبُوا وَأَذِنُوا‏.‏ وَهَذَا الَّذِي بَلَغَنَا مِنْ سَبْىِ هَوَازِنَ هَذَا آخِرُ قَوْلِ الزُّهْرِيِّ، يَعْنِي فَهَذَا الَّذِي بَلَغَنَا‏.‏
Traduction française
Rapporté par Marwan bin Al-Hakam et Al-Miswar bin Makhrama : Quand les délégués de la tribu de Hawazin sont venus voir le Prophète (ﷺ), ils lui ont demandé de leur rendre leurs biens et leurs prisonniers. Il leur a dit : « Cela concerne aussi d’autres personnes avec moi, comme vous le voyez, et la meilleure parole pour moi est la vérité. Vous pouvez donc choisir l’une des deux options : soit les prisonniers, soit les biens (et je n’ai pas encore distribué le butin car je vous attendais). » Quand le Prophète (ﷺ) est revenu de Ta’if, il les a attendus plus de dix nuits. Quand ils ont compris que le Prophète (ﷺ) ne rendrait qu’une seule des deux choses, ils ont choisi leurs prisonniers. Le Prophète s’est alors levé parmi les musulmans, a glorifié et loué Allah comme Il le mérite, puis a dit : « Ensuite : Ces frères à vous sont venus vers vous avec repentir et je pense qu’il est juste de leur rendre leurs prisonniers. Donc, celui d’entre vous qui veut le faire par générosité, qu’il le fasse, et celui qui veut garder sa part jusqu’à ce que nous le remboursions avec le premier butin que nous donnera Allah, qu’il le fasse aussi. » Les gens ont dit : « Nous leur rendons (les prisonniers) de bon cœur, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je ne sais pas qui d’entre vous a donné son accord et qui ne l’a pas fait ; alors retournez et que vos chefs me présentent votre décision. » Les gens sont partis, leurs chefs ont discuté avec eux, puis sont revenus dire au Prophète (ﷺ) qu’ils étaient tous d’accord pour rendre les prisonniers de bon cœur. (Az-Zuhn, le sous-narrateur, a dit : « Voilà ce que nous savons sur les prisonniers de Hawazin. »)
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Hadith API fra-bukhari n°2608 (livre 0, hadith 0)
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  • Traduction française : Hadith API (fawazahmed0/hadith-api), traducteur non indiqué par la source (version 2).

Ces textes sont reproduits sans modification. Notre méthode.

  • Un homme avait une dette sur le Messager de Dieu ﷺ...

    Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) devait de l’argent à un homme (et cet homme le lui a réclamé très durement). Les compagnons du Prophète (ﷺ) ont voulu le repousser, mais le Prophète (ﷺ) leur a dit : « Laissez-le, car le créancier a le droit de parler durement. » Il a ajouté : « Achetez (un chameau) du même âge et donnez-le-lui. » Ils ont dit : « Nous ne trouvons qu’un chameau plus âgé que le sien. » Il a dit : « Achetez-le et donnez-le-lui, car le meilleur d’entre vous est celui qui rembourse ses dettes de la meilleure façon. »

    Hadith rapporté par Boukhari (n°2606)Lire le texte complet →
  • Le chameau difficile d'Omar vendu au Prophète ﷺ

    Rapporté par Ibn `Umar : Il était en voyage avec le Prophète (ﷺ), montant un chameau difficile appartenant à `Umar. Ce chameau dépassait souvent le Prophète, alors le père d’Ibn `Umar disait : « Ô `Abdullah ! Personne ne doit dépasser le Prophète. » Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Vends-le-moi. » `Umar a répondu au Prophète : « Il est à toi. » Le Prophète (ﷺ) l’a donc acheté et a dit : « Ô `Abdullah ! Il est à toi, tu peux en faire ce que tu veux. »

    Hadith rapporté par Boukhari (n°2610)Lire le texte complet →
  • « Je ne laisserai personne prendre mon droit venant de toi »

    Rapporté par Sahl bin Sa`d : On a apporté une boisson (lait et eau) au Messager d’Allah (ﷺ) alors qu’un garçon était assis à sa droite et des personnes âgées à sa gauche. Il a demandé au garçon : « Me permets-tu de la donner à ces personnes ? » Le garçon a dit : « Non, par Allah, je ne laisserai personne prendre mon droit venant de toi. » Alors le Prophète a mis le bol dans la main du garçon

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  • Il est permis de faire une donation d'un chameau sur lequel on est monté.

    Rapporté par Ibn 'Umar (ra) : Nous étions en voyage avec le Prophète (ﷺ) et je montais un chameau difficile. Le Prophète (ﷺ) a demandé à 'Umar de lui vendre ce chameau. 'Umar le lui a donc vendu. Le Prophète (ﷺ) a alors dit : « Ô 'Abdullah ! Le chameau est à toi. »

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