Le muezzin attendait de voir le Messager d'Allah ﷺ pour l'iqama
Sahih Mouslim · Rapporté par Muslim
- Référence
- Rapporté par Muslim
- رواه مسلم
- Authenticité
- Authentique
- صحيح
- Jugement tel que fourni par HadeethEnc.com — Encyclopédie des hadiths prophétiques traduits.
Classement
Provenance
- Texte arabe : HadeethEnc.com — Encyclopédie des hadiths prophétiques traduits.
- Traduction française : HadeethEnc.com — Encyclopédie des hadiths prophétiques traduits, traducteur non indiqué par la source.
- Texte et traduction : HadeethEnc.com — fiche d'origine, avec explication et enseignements.
Ces textes sont reproduits sans modification. Notre méthode.
Dans le même recueil
Le maghrib et l'icha regroupés avec une seule iqama
‘Abdullah ibn ‘Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) regroupa la prière du couchant (« ṣalâtu-l-maghrib») et celle du crépuscule (« ṣalâtu-l-‘ishâ`») : il a accompli la prière du couchant en trois unités de prière et la prière du crépuscule en deux, avec un seul appel pour annoncer le début la prière (« al-Iqâmah ») . »
Jabir accueille Mouhammad ibn 'Ali ibn Houssayn : « Demande ce que tu veux ! »
Ja'far ibn Muḥammad relate d'après son père, qui dit : « Nous vînmes voir Jâbir ibn 'Abdillah, qui s'enquérait des visiteurs, jusqu'à ce que vint mon tour. Je dis : " Je me nomme Muḥammad ibn 'Alî ibn Ḥusayn. " Il posa sa main sur ma tête, puis déboutonna le bouton supérieur puis l'inférieur et mis sa main sur ma poitrine, alors que je n'étais qu'un jeune enfant à cette époque. Il dit : " Sois le bienvenu, ô fils de mon frère ! Demande ce que tu veux ! " Je le questionnais, alors qu'il était aveugle, lorsque l'heure de la prière sonna. Il se leva enveloppé d'un tricot. A chaque fois qu'il le mettait sur son épaule, il retroussait son extrémité vers lui à cause de sa petitesse. Sa cape se trouvait à ses côtés sur un piquet. Il dirigea notre prière. Puis je lui dis : " Enseigne-moi le Pèlerinage du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ! " Il montra sa main, dont il replia neuf doigts et dit : " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) est resté neuf ans sans faire le Pèlerinage puis, la dixième année, il informa les gens qu'il allait faire le Pèlerinage. Beaucoup de gens vinrent à Médine dans l'espoir de suivre et de copier le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Nous partîmes avec lui et lorsque que nous arrivâmes à Dhul Ḥulayfah, Asmâ' bint 'Umays Muḥammad ibn Abû Bakr accoucha. Elle envoya une personne questionner le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) [afin de savoir] comment elle devait agir. Il répondit : " Fais les grandes ablutions, protège tes parties de l'écoulement de sang et mets-toi en état de sacralisation ! " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) pria dans la mosquée puis monta et s'en alla sur sa chamelle Al-Qaṣwâ', jusqu'à ce qu'elle eut atteint Al-Baydâ'. J'observais alors des marcheurs et des cavaliers à perte de vue, devant lui, à sa droite, à sa gauche et derrière lui. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) était parmi nous alors que le Coran lui était révélé, et il connaissait sa signification. Il n'a point fait une chose sans que nous ayons fait de même. Il prononça à voix haute le témoignage de l'Unicité en disant : " Je réponds à ton appel, Ô Allah ! Je réponds à ton appel ! Je réponds à ton appel ! Tu n'as pas d'associés ! Toutes les louanges et tous les bienfaits te reviennent, ainsi que la Royauté. Tu n'as pas d'associé ! ". Les gens prononcèrent quant à eux, la formule d'unicité qu'ils avaient coutume de dire, sans que le Prophète (sur lui la paix et le salut) ne dise quoi que ce soit. Quant à lui, il continua de prononcer sa formule. Jâbir dit : "Nous fîmes la sacralisation pour le Pèlerinage, car nous ne connaissions pas la 'Umrah". Lorsque nous arrivâmes à la Ka'bah avec lui, Il toucha le coin où se trouvait la pierre noire puis marcha rapidement trois tours et quatre tours à une allure ordinaire. Puis, il s'en alla vers le lieu où se trouvaient les empreintes d'Ibrahim (sur lui la paix) et récita : {( Adoptez donc pour lieu de prière, ce lieu où Abraham se tint debout )} [Coran : 2/125]. Il laissa le lieu où se trouvaient les empruntes entre lui et la qiblah et pria deux unités de prière. Puis mon père dit - et je ne crois pas qu'il ait évoqué autre que le Messager d'Allah - : " Il récita dans les deux unités de prière : {( Dis : « Il est Allah, Unique...)} [Coran : 112] et {( Dis : « Ô vous les infidèles...)} [Coran : 109], puis il revint vers le coin de la pierre noire, qu'il toucha, puis sortit par la porte donnant sur le mont Aṣ-Ṣafâ. Lorsqu'il s'en approcha, il récita : {( Aṣ-Ṣafā et Al-Marwah sont vraiment parmi les lieux sacrés d’Allah )} [Coran : 2/158)} et dit : "Je commence là où Allah a commencé ! ". Il commença par le mont Aṣ-Ṣafâ, qu'il escalada jusqu'à voir la Ka'bah. Il se mit en sa direction, proclama l'Unicité d'Allah, dit : "Allah est plus grand [que tout] ! " et : " Il n'est de divinité digne d'adoration excepté Allah, Seul, sans associé, à Lui la Seigneurie et les Louanges et Il est certes capable de toute chose. Il n'est de divinité digne d'adoration excepté Allah, Seul, Il a tenu Son engagement, Il a donné victoire à Son serviteur et mit en déroute les coalisés à Lui Seul !" Il répéta cela trois fois, en prenant soin d'invoquer entre chaque. Puis il descendit en direction du mont Al-Marwah et lorsqu'il atteint le creux de la vallée, il accéléra jusqu'à remonter, puis marcha normalement. Lorsqu'il arriva au mont Al-Marwah, il agit tout comme il fit au mont Aṣ-Ṣafâ. Il répéta ceci jusqu'à finir son dernier tour au mont Al-Marwah. Il dit alors : " Si je pouvais revenir dans le passé, je n'aurais pas apporté la bête de sacrifice avec moi et j'aurais converti mon Pèlerinage en 'Umrah. Celui d'entre vous qui n'a pas apporté sa bête de sacrifice, qu'il se désacralise et commue son Pèlerinage en 'Umrah". Surâqah ibn Mâlik ibn Jash'am se leva alors et dit : " Ô Messager d'Allah, cette pratique est-elle spécifique à cette année ou pour tout le temps ? " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) entrecroisa ses doigts et répéta deux fois : " J'ai fait entrer la 'Umarah dans le Pèlerinage " et il dit : " Pour tout le temps ! " 'Alî arriva du Yémen avec les bêtes de sacrifice du Prophète (sur lui la paix et le salut) et vit Fâṭimah (qu'Allah l'agrée) en état de désacralisation, vêtue d'un habit coloré et avec du kohl dans les yeux. Il lui reprocha cela. Elle lui répondit : " Mon père m'a ordonné d'agir ainsi ! " Il dit : " 'Alî a dit alors qu'il était en Irak : "Je partis voir le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) me plaindre des agissements de Fâṭimah et afin de le questionner sur la véracité des propos qu'elle lui avait attribués. Je l'informais que je luis avais reproché ses agissements, ce à quoi il répondit : " Elle a dit vrai ! Elle a dit vrai ! Quel type de rite as-tu prononcé lors de ta sacralisation ? - Il dit : J'ai dit : Ô Allah, je choisis le rite choisi par Ton Messager. - Il dit : J'ai apporté mes bêtes de sacrifice, reste donc en état de sacralisation ! "Il dit : " 'Alî apporta avec lui du Yémen cent bêtes pour le Prophète (sur lui la paix et le salut)." Il dit : " Les gens se désacralisèrent et coupèrent leurs cheveux, excepté le Prophète (sur lui la paix et le salut) ainsi que tous ceux qui avaient apporté leur bête de sacrifice. Le jour où l'on fait les réserves d'eau (« Yawmu-t-tarwiyah »), les pèlerins partirent en direction de Minâ et se mirent en état de sacralisation pour le Pèlerinage. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) monta sa chamelle et pria à Minâ la prière du midi (« ṣalâtu-ẓ-ẓuhr »), du milieu de l'après-midi (« ṣalâtu-l-‘aṣr »), du couchant (« ṣalâtu-l-maghrib »), du crépuscule (« ṣalâtu-l-‘ishâ`») et de l'aube (« ṣalâtu-l-fajr »). Il resta un peu de temps, jusqu'au lever du soleil, et ordonna qu'on lui prépare une tente faite de poils de chameaux à Namirah. Lorsqu'il se mit en route, les Quraysh étaient persuadés qu'il s'arrêterait au lieu sacré, comme ils faisaient à l'ère préislamique. Or, il poursuivit son chemin (sur lui la paix et le salut) jusqu'à 'Arafah. Il trouva la tente prête à Namirah et y demeura jusqu'à ce que le soleil descende son zénith. Il ordonna qu'on lui prépare sa chamelle Al-Qaṣwâ' et s'en alla jusqu'au creux de la vallée, où il prêcha les gens et dit : " Votre sang et vos biens sont interdits les uns aux autres, autant que votre jour-ci, votre mois-ci et votre lieu ci sont interdits..." (والباقي للترجمة)
La marche jusqu'au point d'eau : « si Allah le veut, demain »
Abû Qatâdah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) nous fit un sermon et dit alors : " Certes, vous marcherez tout l'après-midi, puis vous arriverez à un point d'eau, si Allah le veut, demain. " Les gens se mirent donc en route, personne ne prêtant attention à l'autre. Abû Qatâdah continua : Alors que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) avançait, la nuit tomba et je me trouvais à côté de lui. Il s'assoupit (sur lui la paix et le salut), pencha et faillit tomber de sa monture. Je vins lui servir d'appui, sans toutefois le réveiller, jusqu'à ce qu'il reprenne bien place sur sa monture. Il continua alors la marche jusqu'à ce qu'une grande partie de la nuit se soit écoulée et à nouveau il pencha et faillit tomber de sa monture. Je vins [encore] lui servir d'appui sans le réveiller jusqu'à ce qu'il reprenne bien place sur sa monture. Il poursuivit encore la route et dans les derniers instants de la nuit, il pencha beaucoup plus que les deux premières fois et fut sur le point de chuter. Encore une fois, je vins lui servir d'appui. Il leva la tête et demanda : " Qui est-ce ? - Abû Qatâdah ! répondis-je. - Et depuis quand poursuis-tu la marche en m'aidant de la sorte ? - Je n’ai pas cessé de marcher ainsi durant toute la nuit, répondis-je. - Il dit alors : Qu'Allah te garde comme tu as gardé Son Prophète ! " Puis, il demanda : " Crois-tu que nous soyons hors de vue des gens ? " Ensuite, il poursuivit : " Vois-tu quelqu'un ? - Je répondis : Voici un cavalier ! " Puis, j’ai dit : " En voilà un autre ! " Nous nous réunîmes jusqu'à être au nombre de sept cavaliers. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) s'écarta alors de la route, posa sa tête et dit : " Veillez à ce que nous accomplissions notre prière ! " Le premier à se réveiller fut le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui avait le soleil dans le dos. Nous nous réveillâmes en sursaut et il nous enjoignit : " En selle ! " Alors nous montâmes et reprîmes la marche jusqu'à ce que le soleil fût bien haut. Puis, il descendit et réclama le récipient pour les ablutions que j'avais avec moi, celui-ci contenait un peu d'eau. Il a alors accompli ses ablutions autrement qu’à l’accoutumée en laissant un peu d’eau. Ensuite, il a dit à Abû Qatâdah : " Garde ton récipient qui sert aux ablutions ! Il fera l'objet d'un signe. " Ensuite, Bilâl fit l'appel à la prière [du matin comme il le faisait quotidiennement]. Alors, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) pria deux unités de prière puis il fit la prière du matin en faisant ce qu’il a l’habitude de faire chaque jour. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) monta alors en selle et nous montâmes aussi avec lui. Certains se mirent alors à chuchoter à d'autres : " Quelle est l'expiation pour notre négligence vis-à-vis de notre prière ? " Le Prophète (sur lui la paix et le salut) demanda : " N'avez-vous pas en moi un modèle à suivre ? " Puis, il poursuivit : " En fait, il n'y a aucune négligence dans le sommeil. La négligence concerne celui qui n'accomplit pas la prière jusqu'à ce que l'heure de la suivante arrive. Quiconque est dans ce cas, qu'il accomplisse la prière dès qu'il s'en rend compte ! Et si c’est le lendemain, qu'il l'accomplisse alors à son heure ! " Puis, il demanda : " Que croyez-vous que les gens ont fait ? " Ensuite, il a dit : " Au matin, les gens n'ont pas trouvé leur Prophète. Abû Bakr et 'Umar ont dit : " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) est derrière vous et il n'est point tel à vous laisser derrière lui. " Mais certains ont soutenu : " [Plutôt] Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) est devant vous. " Or, s'ils obéissent à Abû Bakr et à 'Umar, ils seront bien guidés." Le narrateur a dit : " Nous rejoignîmes le groupe au milieu de la journée à l'heure où tout était chaud, tandis qu'ils disaient : " Ô Messager d'Allah ! Nous allons périr, nous avons soif ! - Mais, il déclara : Aucune perte pour vous ! " Puis, il a dit : " Apportez-moi mon bol ! " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) réclama alors le récipient des ablutions, il se mit à verser de l'eau alors qu'Abû Qatadâh leur donnait à boire. Dès que les gens virent de l'eau dans le récipient, ils s'y précipitèrent. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a alors dit : " Comportez-vous bien ! Chacun de vous sera désaltéré ! " Le narrateur a dit : " Ils agirent donc de la sorte. " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) versait de l'eau et je leur donnais à boire jusqu'à ce qu'il ne restât que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et moi. Puis, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) versa de l'eau et me dit : " Bois ! - Je ne boirai pas tant que tu n'auras pas bu, ô Messager d'Allah ! Dis-je. - Il reprit : Quiconque sert à boire aux gens est le dernier d'entre eux à boire ! - Je bus alors, puis le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) but. Ensuite, les gens atteignirent le point d'eau, en forme et désaltérés. " Le narrateur a dit : 'Abdullah ibn Rabâḥ a dit : " Je racontais ce hadith dans la grande mosquée [de Kufa] quand 'Imrân ibn Ḥusayn intervint : " Fais attention à ce que tu racontes, ô jeune homme ! Car j'étais l'un des cavaliers lors de cette nuit. -Je déclarai : Tu es donc mieux informé sur le hadith. - Il demanda : De quel peuple es-tu ? - Je répondis : Des Anṣâr ! - Il répliqua : Raconte ! Car vous êtes les mieux informés de vos récits. " Et je continuai la narration aux gens. 'Imrân dit alors : " J'étais présent cette nuit-là, mais je ne pensais pas que quelqu'un mémoriserait cet événement comme tu l'as fait ! " »
La prière de la fête avant le prêche, sans appel ni iqama
Jâbir ibn ʽAbdillah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « J'ai assisté à la prière de la fête (« ṣalâtu-l-‘îd ») avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Il débuta par la prière avant le prêche, sans appel à la prière et sans annoncer le début de celle-ci. Puis il se tint debout, appuyé sur Bilâl, ordonna de craindre Allah et incita à Lui obéir. Il exhorta les gens et leur fit le rappel. Ensuite, il marcha jusqu'aux femmes. Il les exhorta, leur fit le rappel et dit : " Faîtes des aumônes, car vous représentez la première source du bois de l'Enfer ! " Une femme assise au milieu des autres et dont le visage était ridé et mâte, se leva et dit : " Pourquoi, ô Messager d'Allah ? - Il répondit : Car vous vous plaignez trop et oubliez les bienfaits d'autrui à votre égard ! " [Jâbir] dit : " Elles se mirent à donner des aumônes de leurs parures telles que des bracelets et des bagues, qu'elles mettaient dans le vêtement de Bilâl. »
Sur le même thème : L'appel à la prière
« Tu es leur imam ! Adapte-toi au plus faible d'entre eux »
‘Uthmân ibn Abî Al-‘Âṣ (qu’Allah l’agrée) relate qu’il demanda : « Ô Messager d’Allah ! Désigne-moi comme imam auprès des miens ! - Il répondit : Tu es leur imam ! Adapte-toi au plus faible d’entre eux et prends un muezzin qui ne prend pas de salaire pour appeler à la prière ! »
'Ali : l'adhan revient au muezzin, l'iqama à l'imam
‘Ali (qu'Allah l'agrée) a dit : « Le Muezzin est plus en droit d'accomplir l'appel à la prière (« Al-Adhân »), et l'imam est plus en droit d'ordonner qu'on accomplisse l’appel qui annonce le début la prière (« Al-Iqâmah »). »
Bilal appelle à la prière, les doigts dans les oreilles
Abû Juḥayfah (qu’Allah l’agrée) a dit : « J’ai vu Bilâl appeler à la prière, et je suivais le mouvement de sa bouche lorsqu’il se tournait de ce côté-ci et de ce côté-là, tout en ayant les doigts dans les oreilles. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) se trouvait dans une tente rouge en cuir, puis Bilâl passa devant lui à côté d’un piquet qu’il avait plantée à : "Al-Abṭaḥ". Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) pria face au piquet, vêtu d’une tunique rouge, un chien et un âne passèrent alors devant lui mais au-delà du piquet. Il me semble encore voir la blancheur de ses jambes. » Et dans une autre version : « J’ai vu Bilâl sortir en direction de : "Al-Abṭaḥ" et faire l’appel à la prière. Lorsqu’il disait : " Accourez à la prière ! Accourez à la réussite ! ", Il tournait uniquement son cou de droite à gauche et non tout son corps. »
'Abdallah ibn Zayd et le rêve de l'adhan
Abdullah ibn Zayd (qu'Allah l'agrée) relate : « Lorsque le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ordonna de se servir d'une cloche afin de réunir les gens à la prière, je rêvai la nuit même d'un homme qui portait une cloche dans sa main, je lui demandai alors : " Ô serviteur d'Allah, veux-tu vendre cette cloche ? - Il me dit : Qu'en feras-tu ? - Je répondis : Pour appeler à la prière. - L'homme dit alors : Puis-je t'indiquer un moyen meilleur que cela ? - Je lui répondis : - Bien sûr ! - Il dit : Vous n'avez qu'à appeler : Allâhu Akbar ! [Allah est plus Grand [que tout] !], Allâhu Akbar ! Allâhu Akbar ! Allâhu Akbar ! Ash-hadu An-Lâ ilâha illa-Llâh ![J'atteste qu'il n'est de divinité digne d'adoration excepté Allah !] Ash-hadu An-Lâ ilâha illa-Llâh ! Ash-hadu Anna Muḥammadan rasûluLlâh [J'atteste que Muḥammad est le Messager d'Allah], Ash-hadu Anna Muḥammadan rasûluLlâh ! Ḥayya 'ala-ṣ-Ṣalâh ! [venez à la prière !] Ḥayya 'ala-ṣ-Ṣalâh ! Ḥayya 'ala-l-falâḥ ![venez à la réussite !] Ḥayya 'ala-l-falâḥ ! Allâhu Akbar ! Allâhu Akbar ! Lâ ilâha illa-Llâh ! [il n'est de divinité digne d'adoration excepté Allah !] " Puis, il s'éloigna, pas trop loin de moi, et dit : " Lorsque tu veux annoncer que la prière est imminente, dis : Allâhu Akbar ! Allâhu Akbar ! Ash-hadu An-Lâ ilâha illa-Llâh ! Ash-hadu Anna Muḥammadan rasûluLlâh ! Ḥayya 'ala-ṣ-Ṣalâh ! Ḥayya 'ala-l-falâḥ ! Qad qâmati-ṣ-Ṣalâh [la prière est accomplie !] Qad qâmati-ṣ-Ṣalâh ! Allâhu Akbar ! Allâhu Akbar ! Lâ ilâha illa-Llâh !" » Et dans une autre version : « S’il s’agit de la prière de l’aube, dit : "... Aṣ-Ṣalâtu khayrun min an-nawm ! [la prière est meilleure que le sommeil !], Aṣ-Ṣalâtu khayrun min an-nawm] Allâhu Akbar ! Allahu Akbar ! Lâ ilâha illa-Llâh ! " » - A mon réveil, j'allai en informer le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui dit : " C'est une vision véridique, si Allah le veut. Va avec Bilâl et apprend-lui ce que tu as vu afin qu'il l'utilise pour l’appel à la prière (« Al-Adhân ») car sa voix est plus belle que la tienne ! " » Je partis avec Bilal (qu'Allah l'agrée) et je lui appris, puis il se mit à l'utiliser. Quand 'Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée), qui se trouvait chez lui, entendit l'appel, il sortit traînant son vêtement en disant : « Au nom de Celui qui t'a envoyé avec la vérité, ô Messager d’Allah ! J'avais vu ce qu'il a vu ! » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : « A Allah revient la louange ! ».