'Itban ibn Malik demande au Prophète ﷺ de prier dans sa maison

Sahih al-Boukhari

Texte arabe
حَدَّثَنِي إِسْحَاقُ، حَدَّثَنَا يَعْقُوبُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، حَدَّثَنَا أَبِي، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي مَحْمُودُ بْنُ الرَّبِيعِ الأَنْصَارِيُّ، أَنَّهُ عَقَلَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم، وَعَقَلَ مَجَّةً مَجَّهَا فِي وَجْهِهِ مِنْ بِئْرٍ كَانَتْ فِي دَارِهِمْ‏.‏ فَزَعَمَ مَحْمُودٌ أَنَّهُ سَمِعَ عِتْبَانَ بْنَ مَالِكٍ الأَنْصَارِيّ َ ـ رضى الله عنه ـ وَكَانَ مِمَّنْ شَهِدَ بَدْرًا مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ كُنْتُ أُصَلِّي لِقَوْمِي بِبَنِي سَالِمٍ، وَكَانَ يَحُولُ بَيْنِي وَبَيْنَهُمْ وَادٍ إِذَا جَاءَتِ الأَمْطَارُ فَيَشُقُّ عَلَىَّ اجْتِيَازُهُ قِبَلَ مَسْجِدِهِمْ، فَجِئْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقُلْتُ لَهُ إِنِّي أَنْكَرْتُ بَصَرِي، وَإِنَّ الْوَادِيَ الَّذِي بَيْنِي وَبَيْنَ قَوْمِي يَسِيلُ إِذَا جَاءَتِ الأَمْطَارُ فَيَشُقُّ عَلَىَّ اجْتِيَازُهُ، فَوَدِدْتُ أَنَّكَ تَأْتِي فَتُصَلِّي مِنْ بَيْتِي مَكَانًا أَتَّخِذُهُ مُصَلًّى‏.‏ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ سَأَفْعَلُ ‏"‏‏.‏ فَغَدَا عَلَىَّ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَأَبُو بَكْرٍ ـ رضى الله عنه ـ بَعْدَ مَا اشْتَدَّ النَّهَارُ فَاسْتَأْذَنَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَذِنْتُ لَهُ فَلَمْ يَجْلِسْ حَتَّى قَالَ ‏"‏ أَيْنَ تُحِبُّ أَنْ أُصَلِّيَ مِنْ بَيْتِكَ ‏"‏‏.‏ فَأَشَرْتُ لَهُ إِلَى الْمَكَانِ الَّذِي أُحِبُّ أَنْ أُصَلِّيَ فِيهِ، فَقَامَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَكَبَّرَ وَصَفَفْنَا وَرَاءَهُ، فَصَلَّى رَكْعَتَيْنِ، ثُمَّ سَلَّمَ وَسَلَّمْنَا حِينَ سَلَّمَ، فَحَبَسْتُهُ عَلَى خَزِيرٍ يُصْنَعُ لَهُ فَسَمِعَ أَهْلُ الدَّارِ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي بَيْتِي فَثَابَ رِجَالٌ مِنْهُمْ حَتَّى كَثُرَ الرِّجَالُ فِي الْبَيْتِ‏.‏ فَقَالَ رَجُلٌ مِنْهُمْ مَا فَعَلَ مَالِكٌ لاَ أَرَاهُ‏.‏ فَقَالَ رَجُلٌ مِنْهُمْ ذَاكَ مُنَافِقٌ لاَ يُحِبُّ اللَّهَ وَرَسُولَهُ‏.‏ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ لاَ تَقُلْ ذَاكَ أَلاَ تَرَاهُ قَالَ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ‏.‏ يَبْتَغِي بِذَلِكَ وَجْهَ اللَّهِ ‏"‏‏.‏ فَقَالَ اللَّهُ وَرَسُولُهُ أَعْلَمُ‏.‏ أَمَّا نَحْنُ فَوَاللَّهِ لاَ نَرَى وُدَّهُ وَلاَ حَدِيثَهُ إِلاَّ إِلَى الْمُنَافِقِينَ‏.‏ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ فَإِنَّ اللَّهَ قَدْ حَرَّمَ عَلَى النَّارِ مَنْ قَالَ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ‏.‏ يَبْتَغِي بِذَلِكَ وَجْهَ اللَّهِ ‏"‏‏.‏ قَالَ مَحْمُودٌ فَحَدَّثْتُهَا قَوْمًا فِيهِمْ أَبُو أَيُّوبَ صَاحِبُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي غَزْوَتِهِ الَّتِي تُوُفِّيَ فِيهَا وَيَزِيدُ بْنُ مُعَاوِيَةَ عَلَيْهِمْ بِأَرْضِ الرُّومِ، فَأَنْكَرَهَا عَلَىَّ أَبُو أَيُّوبَ قَالَ وَاللَّهِ مَا أَظُنُّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ مَا قُلْتَ قَطُّ‏.‏ فَكَبُرَ ذَلِكَ عَلَىَّ فَجَعَلْتُ لِلَّهِ عَلَىَّ إِنْ سَلَّمَنِي حَتَّى أَقْفُلَ مِنْ غَزْوَتِي أَنْ أَسْأَلَ عَنْهَا عِتْبَانَ بْنَ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ إِنْ وَجَدْتُهُ حَيًّا فِي مَسْجِدِ قَوْمِهِ، فَقَفَلْتُ فَأَهْلَلْتُ بِحَجَّةٍ أَوْ بِعُمْرَةٍ، ثُمَّ سِرْتُ حَتَّى قَدِمْتُ الْمَدِينَةَ فَأَتَيْتُ بَنِي سَالِمٍ، فَإِذَا عِتْبَانُ شَيْخٌ أَعْمَى يُصَلِّي لِقَوْمِهِ فَلَمَّا سَلَّمَ مِنَ الصَّلاَةِ سَلَّمْتُ عَلَيْهِ وَأَخْبَرْتُهُ مَنْ أَنَا، ثُمَّ سَأَلْتُهُ عَنْ ذَلِكَ الْحَدِيثِ فَحَدَّثَنِيهِ كَمَا حَدَّثَنِيهِ أَوَّلَ مَرَّةٍ‏.‏
Traduction française
Rapporté par Mahmud bin Ar-rabi' Al-Ansari : Il se souvenait du Messager d’Allah (ﷺ) et aussi d’une gorgée d’eau qu’il lui avait jetée au visage, prise d’un puits qui était dans leur maison. Mahmud a dit qu’il avait entendu `Itban bin Malik, qui avait participé à la bataille de Badr avec le Messager d’Allah (ﷺ), dire : « Je dirigeais la prière pour mon peuple à Bani Salim, et il y avait une vallée entre eux et moi. Quand il pleuvait, il était difficile pour moi de la traverser pour aller à leur mosquée. Je suis donc allé voir le Messager d’Allah (ﷺ) et je lui ai dit : ‘J’ai une mauvaise vue et la vallée entre mon peuple et moi déborde pendant la saison des pluies, ce qui rend la traversée difficile ; j’aimerais que tu viennes prier chez moi à un endroit précis afin que je puisse le prendre comme lieu de prière.’ Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Je le ferai.’ Le lendemain matin, après que le soleil soit bien levé, le Messager d’Allah (ﷺ) et Abu Bakr sont venus chez moi. Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a demandé la permission d’entrer et je l’ai fait entrer. Il ne s’est pas assis avant de demander : ‘Où veux-tu que nous fassions la prière chez toi ?’ J’ai montré l’endroit où je voulais qu’il prie. Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est alors levé pour la prière, a commencé avec le Takbir, et nous nous sommes alignés derrière lui ; il a fait deux unités de prière, a terminé avec le Taslim, et nous avons fait le Taslim avec lui. Je l’ai retenu pour un repas appelé ‘Khazir’ que j’avais préparé pour lui (le ‘Khazir’ est un plat spécial à base de farine d’orge et de bouillon de viande). Quand les voisins ont appris que le Messager d’Allah (ﷺ) était chez moi, ils sont venus si nombreux qu’il y avait beaucoup d’hommes dans la maison. L’un d’eux a dit : ‘Qu’arrive-t-il à Malik ? Je ne le vois pas.’ Un autre a répondu : ‘C’est un hypocrite, il n’aime pas Allah ni Son Messager.’ À cela, le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Ne dites pas cela. N’avez-vous pas vu qu’il a dit : “Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah, uniquement pour Allah” ?’ L’homme a répondu : ‘Allah et Son Messager savent mieux ; mais par Allah, nous ne l’avons jamais vu qu’aider et parler avec les hypocrites.’ Le Messager d’Allah (ﷺ) a répondu : ‘Il n’y a aucun doute, celui qui dit : “Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah” et qui le fait pour plaire à Allah, alors Allah le sauvera de l’Enfer.’ » Mahmud a ajouté : « J’ai raconté ce récit à certaines personnes, dont Abu Aiyub, le compagnon du Messager d’Allah (ﷺ) dans la bataille où il (Abu Aiyub) est mort et où Yazid bin Mu’awiya était leur chef en territoire romain. Abu Aiyub a rejeté ce récit et a dit : ‘Je doute que le Messager d’Allah (ﷺ) ait jamais dit ce que tu viens de dire.’ Cela m’a beaucoup affecté, et j’ai fait le vœu devant Allah que si je survivais à cette bataille, j’irais (à Médine) demander à `Itban bin Malik s’il vivait encore dans la mosquée de son peuple. Quand il est revenu, j’ai pris l’ihram pour le Hajj ou la ‘Umra, puis je suis parti jusqu’à Médine. Je suis allé à Bani Salim et `Itban bin Malik, qui était alors un vieil homme aveugle, dirigeait toujours la prière pour son peuple. Quand il a fini la prière, je l’ai salué, je me suis présenté et je lui ai demandé au sujet de ce récit. Il l’a raconté de la même façon que la première fois. »
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Référence
Hadith API fra-bukhari n°1186 (livre 0, hadith 0)
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  • Texte arabe : Hadith API (fawazahmed0/hadith-api).
  • Traduction française : Hadith API (fawazahmed0/hadith-api), traducteur non indiqué par la source (version 2).

Ces textes sont reproduits sans modification. Notre méthode.

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