« Dépêchez-vous de faire de bonnes actions avant les troubles »
- Référence
- Hadith API fra-muslim n°313 (livre 1, hadith 220)
- Tome/page et numéro selon l'édition citée par la source.
- Authenticité
- Aucun jugement documenté par la source
Classement
Provenance
- Texte arabe : Hadith API (fawazahmed0/hadith-api).
- Traduction française : Hadith API (fawazahmed0/hadith-api), traducteur non indiqué par la source (version 2).
Ces textes sont reproduits sans modification. Notre méthode.
Dans le même recueil
Certes Allah va envoyer un vent venant du Yémen
D'après Abou Houreira (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Certes Allah va envoyer un vent venant du Yémen. Ce vent sera plus doux que la soie et il ne laissera personne ayant dans son coeur l'équivalent d'un atome de foi sans qu'il ne le fasse mourir (*) ».
Toufayl ibn 'Amr Ad-Dawsi et l'homme de sa tribu qui se coupa les doigts à Médine
Rapporté par Jabir رضي الله عنه : Tufail, fils de Amr al-Dausi, est venu voir le Messager d’Allah ﷺ et lui a dit : « As-tu besoin d’une protection solide et fortifiée ? » La tribu de Daus possédait une forteresse à l’époque préislamique. Le Prophète ﷺ a refusé cette offre, car la protection du Prophète était déjà réservée aux Ansar. Quand le Prophète ﷺ a émigré à Médine, Tufail ibn Amr y a aussi émigré, accompagné d’un homme de sa tribu. Mais le climat de Médine ne lui convenait pas et il est tombé malade. Il était très mal à l’aise, alors il a pris la pointe d’une flèche et s’est coupé les doigts. Le sang a coulé de ses mains jusqu’à sa mort. Tufail ibn Amr l’a vu en rêve, dans un bon état, mais avec les mains enveloppées. Tufail lui a demandé : « Qu’est-ce qu’Allah t’a réservé ? » Il a répondu : « Allah m’a pardonné à cause de mon émigration vers le Messager d’Allah ﷺ. » Tufail a demandé : « Pourquoi tes mains sont-elles enveloppées ? » Il a répondu : « On m’a dit : “Nous ne réparerons pas ce que tu as abîmé toi-même.” » Tufail a raconté ce rêve au Messager d’Allah ﷺ, qui a alors prié : « Ô Allah, pardonne aussi à ses mains. »
Interdiction de voler du butin.
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Nous sommes allés à Khaybar avec le Messager d’Allah ﷺ et Allah nous a accordé la victoire. Nous n’avons pas pris d’or ni d’argent, mais nous avons eu des biens, des céréales et des vêtements. Nous nous sommes ensuite arrêtés dans une vallée. Avec le Messager d’Allah ﷺ, il y avait un esclave qui lui avait été offert par Rifa’a b. Zaid de la tribu de Judham. Quand nous sommes descendus dans la vallée, l’esclave du Messager d’Allah a commencé à déballer les sacs et a soudain été touché par une flèche perdue qui l’a tué. Nous avons dit : « Il a droit à une bonne nouvelle, Messager d’Allah, car il est martyr. » Le Messager d’Allah ﷺ a répondu : « Non, par Celui qui détient la vie de Muhammad, le petit vêtement qu’il a volé dans le butin le jour de Khaybar, alors qu’il ne lui revenait pas, brûle sur lui comme le Feu. » Les gens ont été très troublés en entendant cela. Un homme est venu avec un lacet ou deux et a dit : « Messager d’Allah, je les ai trouvés le jour de Khaybar. » Le Prophète ﷺ a dit : « C’est un lacet de feu, ou deux lacets de feu. »
Les trois étapes de la vie de 'Amr Ibn Al 'Ass
D'après Ibn Chimasa Al Mahri : Nous avons été auprès de 'Amr Ibn Al 'Ass (qu'Allah l'agrée) alors qu'il était sur le point de mourir. Il a pleuré longuement et a tourné son visage vers le mur. Son fils lui a dit alors : Ô mon cher père ! Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) ne t'a t-il pas annoncé telle bonne nouvelle ? Ne t'a t-il pas annoncé telle autre bonne nouvelle ? Il a tourné son visage vers nous et a dit : Certes la meilleure chose que nous préparons est l'attestation -La Ilaha Illa Allah- et que Mouhammad est le Messager d'Allah. Je suis passé par trois étapes. Il n'y avait au départ personne que je détestais plus que le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) et il n'y avait personne que je n'aurais plus aimé tuer que lui. Si j'étais mort dans cette situation, j'aurais été parmi les gens du feu. Puis lorsque Allah a mis l'Islam dans mon coeur, je me suis rendu vers le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) et j'ai dit : Tends ta main droite afin que je te prête serment d'allégeance. Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a tendu sa main mais j'ai fermé la mienne alors il a dit : « Qu'est-ce que tu as ô 'Amr ? ». J'ai dit que je voulais mettre une condition. Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Que veux-tu mettre comme condition ? ». J'ai dit : Qu'il me soit pardonné. Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Ne sais-tu pas que l'Islam efface ce qui l'a précédé ? Que la hijra (1) efface ce qui l'a précédée ? Et que le hajj efface ce qui l'a précédé ? ». À ce moment, le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) était la personne que j'aimais le plus et à mes yeux personne n'était plus important que lui. Je ne pouvais pas le regarder en face tellement je le vénérais et si on m'avais demandé de le décrire je n'aurais pas pu car je ne le regardais pas en face. Si j'étais mort dans cette situation, j'aurais espéré être parmi les gens du paradis. Puis on nous a confié des responsabilités (2) et je ne sais pas vraiment quelle est ma situation vis-à-vis d'elles (3). Quand je serai mort, aucune pleureuse et aucun feu ne doivent m'accompagner (4). Lorsque vous m'aurez enterré, jetez sur moi de la terre doucement et étalez-là puis restez autour de ma tombe pour une durée équivalente au temps qu'il faut pour tuer un chameau et distribuer sa viande afin que je profite de vous (5) et que je vois ce que je vais répondre aux envoyés de mon Seigneur (6).