Mou’âdh Ibn Jabal (que Dieu l’agrée) a dit : Un jour que j’étais en croupe derrière le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui), séparé de lui seulement par l’extrémité du bât, il me dit : « Hé! Mou’âdh! ».
– « Ô Envoyé de Dieu! A votre service! A vos ordres! ». Après que nous avançâmes un instant, il m’appellera de nouveau : « Hé! Mou’âdh! ».
– « Ô Envoyé de Dieu! A votre service! A vos ordres! ». Nous marchâmes encore un instant et le voilà qu’il me répéta à nouveau : « Hé! Mou’âdh! ».
– « Ô Envoyé de Dieu! A votre service! A vos ordres!! »
– « Connais-tu, reprit-il, les droits de Dieu sur Ses adorateurs? ».
– « Dieu et Son envoyé le savent mieux que personne », dis-je.
– « Les droits de Dieu sur les adorateurs, dit-il, c’est qu’ils L’adorent sans Lui rien associer ». Nous poursuivâmes la marche encore un instant, puis il me dit : « Hé! Mou’âdh! »
– « Ô Envoyé de Dieu! A votre service! A vos ordres! ».
– « Connais-tu ce que Dieu devra aux hommes s’ils agissent de la sorte? ».
– « Dieu et Son envoyé le savent mieux que personne », répondis-je. Et lui d’ajouter : « C’est de ne les châtier pas ».
