Abou Qatâda (que Dieu l’agrée) a dit : Quand nous atteignîmes Al-Qâha avec le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui), certains d’entre nous étaient en état d’ihrâm et d’autres ne l’étaient pas. Je remarquai que mes compagnons se montraient quelque chose l’un à l’autre. J’aperçus alors un âne sauvage. Je harnachai mon cheval et je pris ma lance. Mon fouet étant tombé alors que je montai à cheval, je demandai à mes compagnons, qui étaient en ihrâm, de me le ramasser. Mais, ils me répliquèrent : « Par Dieu! Nous ne t’aiderons aucunement à le chasser ». Sur ce, je descendis et ramassai mon fouet, puis pus attraper l’âne par derrière alors qu’il était caché derrière un tertre, je le frappai de ma lance et lui coupai les jarrets. Ensuite, je l’apportai à mes compagnons. Les uns dirent : « Mangez-en »; et des autres dirent : « N’en mangez pas ». J’allai donc joindre le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) qui nous avait devancé et lui posai la question : « Mangez-en, répondit-il, c’est licite ».
